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Découvrez: L’Algérie et ses 6000 navires, majoritairement incapables de haute mer

Dans une récente intervention sur le programme « ضيف الصباح » diffusé ce mercredi sur la chaîne de télévision nationale, Lakhder Aleyan, directeur de l’organisation, des litiges et de la promotion sociale au ministère de la Pêche maritime et des Produits halieutiques, a mis en lumière les avancées remarquables dans le secteur de la pêche en Algérie. Il est essentiel de noter l’implication des autorités dans le renouvellement et le développement de ce secteur stratégique, vital pour la sécurité alimentaire du pays.

Selon M. Aleyan, grâce aux décisions prises par les autorités ces dernières années, le secteur de la pêche a connu un nouvel élan. L’Algérie compte aujourd’hui une flotte de plus de 6 000 navires, bien que la majorité d’entre eux ne soient pas équipés pour la haute mer. En réponse, le gouvernement a introduit une disposition dans le budget rectificatif de 2023 autorisant l’importation de navires d’occasion de moins de cinq ans. Ces bateaux, de grande taille et équipés de technologies avancées, devraient augmenter significativement la production halieutique du pays.

Par ailleurs, l’innovation ne s’arrête pas là. Une mesure a été intégrée dans le budget de 2024 pour permettre l’importation de moteurs internes, palliant ainsi le manque d’industrie locale dans ce domaine et améliorant la maintenance de la flotte existante. Un décret réglementaire est en préparation pour réguler cette procédure, avec une mise en application imminente selon les dires de M. Aleyan.

L’Algérie montre également un intérêt croissant pour l’aquaculture, secteur considéré comme prometteur tant au niveau régional qu’international. L’État apporte son soutien à ce domaine, reconnaissant son potentiel dans la compensation du déclin des stocks de poissons en haute mer. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il est essentiel de parvenir à une équivalence entre la production issue de l’aquaculture et celle de la pêche, notamment face à la diminution des ressources halieutiques traditionnelles. Cette orientation semble d’autant plus pertinente que l’aquaculture est en passe de dépasser la pêche en termes de production dans les cinq prochaines années.

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M. Aleyan a également mis en évidence le dynamisme du secteur, illustré par une variété de projets. Actuellement, 40 projets sont dédiés à l’aquaculture marine, avec une production notable de certaines espèces comme le Cobia (سمك القاجوج), tandis que 52 autres projets offrent une alternative en eau douce, notamment avec le Tilapia rouge, un choix économiquement accessible pour les consommateurs. Une troisième voie en plein développement est celle de l’aquaculture intégrée à l’agriculture, présentant des perspectives d’avenir prometteuses.

En somme, l’engagement de l’Algérie envers le secteur de la pêche et de l’aquaculture témoigne d’une volonté de diversification économique et d’une stratégie bien pensée pour la sécurité alimentaire. Les initiatives prises, soutenues par des politiques adéquates, annoncent une évolution positive du secteur dans les années à venir, consolidant ainsi la position de l’Algérie comme un acteur clé dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture sur la scène internationale.

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