En Algérie, la journée de demain marquera la fin du traitement des dossiers de candidature pour l’élection présidentielle prévue le 7 septembre prochain. La tâche incombe à l’Autorité Nationale Indépendante des Élections (ANIE), qui examine les dossiers et les formulaires de souscription individuels déposés par 16 aspirants à la présidentielle.
Le processus d’examen des dossiers a débuté le 18 juillet, date limite légale pour soumettre les candidatures selon l’article 251 de la loi organique relative au régime électoral. Cette loi stipule que les déclarations de candidature doivent être déposées dans les 40 jours suivant la publication du décret présidentiel convoquant le corps électoral, lequel a été publié le 8 juin dernier.
Après avoir terminé l’examen des dossiers, l’ANIE devra statuer sur la validité des candidatures à la présidence par une décision motivée juridiquement, et ce, dans un délai maximum de sept jours à compter de la date de dépôt de la déclaration de candidature, comme le prévoit l’article 252. La décision est communiquée immédiatement au candidat concerné, qui dispose alors d’un délai de 48 heures pour faire appel auprès de la Cour constitutionnelle en cas de rejet. Les décisions de l’ANIE, accompagnées des dossiers de candidature, sont ensuite transmises à la Cour constitutionnelle dans les 24 heures suivant leur publication.
La Cour constitutionnelle établit la liste définitive des candidats via une décision, y compris statuer sur les recours, dans un délai qui ne doit pas dépasser sept jours après la réception de la dernière décision de l’ANIE. À noter que tout retrait de candidature après validation par la Cour constitutionnelle n’est accepté que dans des circonstances exceptionnelles entraînant une impossibilité grave avérée par la Cour constitutionnelle, ou en cas de décès du candidat. Dans ces cas, un délai supplémentaire est accordé pour une nouvelle candidature, ce délai ne pouvant excéder le mois précédent la date de l’élection, selon les dispositions légales électorales.
Hier, un communiqué de la Cour constitutionnelle a rappelé les modalités de présentation des recours en cas de rejet des candidatures par l’ANIE. Les recours doivent être déposés dans des « conditions et formes spécifiques », et uniquement les candidats ayant reçu une décision de rejet de leur candidature de l’ANIE peuvent les introduire. Le recours doit être soumis au greffe de la Cour constitutionnelle, par le candidat ou son représentant légalement qualifié, dans les 48 heures suivant la notification de la décision de rejet. Le document de recours doit être motivé et signé par le candidat ou son représentant légalement qualifié.
Parmi les 16 postulants ayant déposé leurs dossiers de candidature pour la présidentielle du 7 septembre, ceux dont les dossiers seront validés commenceront alors à préparer la campagne électorale. Cette dernière s’ouvrira 23 jours avant le scrutin et se terminera trois jours avant la date de l’élection.
C’est dans ce contexte que sont évoqués les défis de cette échéance présidentielle, où chaque candidat s’efforcera de convaincre les électeurs de choisir leur vision pour l’avenir du pays. Bien que l’ANIE et la Cour constitutionnelle jouent un rôle crucial dans la validation des candidatures, le véritable verdict sera rendu par le peuple algérien le jour du scrutin.



