En Algérie, le secteur pharmaceutique montre des signes prometteurs de croissance et de développement. Le pays compte désormais 207 établissements pharmaceutiques producteurs, garantissant ainsi une meilleure disponibilité des médicaments. Selon les déclarations de Rida Belkacemi, Directeur de la production pharmaceutique et Président de l’Observatoire national de l’approvisionnement en produits pharmaceutiques, cette diversité d’établissements couvre l’ensemble des besoins en médicaments et en dispositifs médicaux. Parmi eux, 15 consistent en des sous-traitants importants.
Lors d’une interview accordée ce jeudi à la première chaîne de la Radio nationale, Belkacemi a mis l’accent sur l’objectif ambitieux du secteur : accroître à la fois quantitativement et qualitativement la production de traitements anticancéreux. Actuellement, 14 institutions sont actives dans ce domaine crucial, dont 9 sont pleinement opérationnelles et 5 encore en phase de production, certaines ayant également une vocation à l’exportation.
Une avancée notable est freinée actuellement dans la production d’injectables, mais Belkacemi a annoncé une perspective réjouissante : la production de ces injectables commencera d’ici la fin de l’année prochaine. Cela permettra de renforcer l’approvisionnement au niveau national et de réduire les pénuries.
Le responsable a par ailleurs salué la nouvelle politique de l’État algérien qui encourage les investissements et diminue la dépendance aux importations. Cette politique a motivé les producteurs locaux à intensifier leurs efforts, en particulier dans la fabrication de dispositifs médicaux souvent précédemment importés. Cette dynamique est un signe positif de l’orientation stratégique du pays vers une souveraineté sanitaire.
L’engagement de l’État algérien, combiné avec l’innovation des entreprises locales, ouvre la voie à un avenir où l’Algérie pourrait non seulement répondre à ses besoins internes mais aussi être compétitive sur le marché international des produits pharmaceutiques.



