En tant que journaliste algérien spécialiste en agriculture et développement rural, je tenais à mettre en lumière les propos rassurants et informatifs de Leïla Ramdani, sous-directrice en charge du renforcement des capacités des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Invitée ce jeudi sur les ondes de la chaîne de radio nationale, elle a clarifié des points cruciaux concernant la maladie du « Lumpy Skin Disease » (LSD) chez les bovins.
Ramdani a dès l’abord dissipé toute inquiétude quant à la transmission de cette maladie à l’homme. Elle a précisé que la transmission du LSD se fait exclusivement d’un animal à un autre par le biais d’insectes tels que les moustiques, les mouches piqueuses et les tiques. Passant en revue les symptômes de la maladie, elle a expliqué qu’ils varient d’un animal à l’autre. « Certains animaux ne montrent aucun symptôme. Cependant, dans les cas les plus graves, on peut noter une fièvre pouvant atteindre 41 degrés pendant une semaine, accompagnée de perte d’appétit, de léthargie et l’apparition de nodules grisâtres de tailles variées sur différentes parties du corps ».
Elle a également souligné que « des cas sévères peuvent entraîner la mort de l’animal ou une stérilité temporaire chez les taureaux, rendant même les peaux inutilisables pour la fabrication, même après guérison ».
Concernant les mesures de lutte contre cette maladie, Ramdani a mis l’accent sur trois facteurs essentiels : la gestion des déplacements des animaux, le contrôle des insectes vecteurs et la rapidité du signalement. Elle a insisté sur l’importance d’une utilisation rationnelle et rigoureuse des insecticides, sous la supervision d’experts vétérinaires et des départements de l’agriculture, pour ne pas nuire à l’environnement tout en étant efficace.
Ramdani a aussi abordé l’impératif de déclarer la maladie aux autorités vétérinaires. Elle a précisé que tout éleveur suspectant une infection doit contacter immédiatement le vétérinaire le plus proche pour un diagnostic rapide et des conseils pour contenir la propagation.
En matière de prévention, Ramdani a recommandé aux agriculteurs de prendre des mesures rigoureuses pour protéger leur bétail, notamment en s’assurant que tout nouvel animal fasse l’objet d’une inspection vétérinaire avant son intégration au troupeau et en évitant les points d’eau communs.
Ces recommandations sont appelées à jouer un rôle clé dans la lutte contre le LSD, un aspect vital pour la sauvegarde de notre cheptel et par extension pour le renforcement de notre secteur agricole. Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural continue de surveiller de près la situation et œuvre en collaboration avec les éleveurs pour contrôler l’évolution de cette maladie.



