Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, a présidé ce jeudi matin une journée d’études consacrée à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, organisée dans l’auditorium « Pierre Chouli » du ministère. Cette rencontre a également vu la participation notable du Dr. Nouhou Amadou, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et de divers responsables du secteur, conformément à un communiqué du ministère.
Le ministre Benbouzid a souligné l’importance cruciale de ce sujet, le qualifiant de menace sérieuse pour la santé publique mondiale. Il a ainsi justifié la nécessité de cette rencontre dédiée à attirer l’attention sur le problème de la résistance aux antimicrobiens.
Lors de son discours, le ministre a insisté sur le danger d’utiliser des antibiotiques sans prescription médicale. Il a rappelé que l’usage excessif ou inapproprié de ces médicaments mène à une résistance aux antibiotiques, rendant les traitements inefficaces par la suite. Il a également évoqué l’importance de suivre les prescriptions médicales à la lettre et de ne pas interrompre les traitements dès l’amélioration des symptômes.
Abderrahmane Benbouzid a aussi mis en avant la nécessité de sensibiliser la population de manière générale, ainsi que les professionnels de la santé et les pharmaciens, à l’utilisation rationnelle et optimale des antibiotiques. Il a souligné que cette démarche est essentielle pour garantir la santé et la sécurité des citoyens et pour assurer la disponibilité de médicaments sûrs et efficaces.
Dans ce cadre, le ministre a proposé la création d’un groupe de travail spécialisé dans l’étude des antibiotiques et de la résistance aux antimicrobiens en milieu hospitalier. Ce groupe aurait pour mission de fournir des statistiques précises sur l’utilisation des antibiotiques et les effets associés. Il a également appelé à la mise en place de mesures concrètes pour combattre ce phénomène et s’est engagé à suivre personnellement leur application pour en évaluer l’efficacité sur le terrain.
Cette journée d’études constitue un pas significatif vers une meilleure gestion des antibiotiques en Algérie, dans l’espoir de contribuer efficacement à la lutte contre la résistance antimicrobienne, un défi de taille à l’échelle mondiale.



