Pour rappel, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Ajjal, a participé à la 70e conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), organisée à Vienne du 14 au 18 septembre 2026. En marge des travaux, il a rencontré plusieurs responsables au sujet de l’énergie, des renouvelables, de la formation et des applications pacifiques de la technologie nucléaire.
Le ministère a détaillé ces échanges dans un communiqué relayé le 17 septembre 2026 par Radio Algérienne, El Bilad et Algérie54. Horizons et Rasselmal avaient annoncé la participation algérienne le 12 septembre.
La séquence de Vienne repose sur deux axes : le renforcement du dialogue avec l’AIEA et la recherche de partenariats dans les énergies renouvelables.
Les rencontres associent coopération institutionnelle, échanges sectoriels et formation, avec des niveaux d’avancement différents selon les partenaires.
La réunion ministérielle du 1er octobre 2026 à Alger donnera un prochain repère au dossier SoutH2 Corridor et aux discussions sur l’hydrogène vert.
Les actes trancheront les annonces.
Le nucléaire, oui, mais dans le civil
La 70e conférence générale de l’AIEA réunit les États membres, des responsables, des experts et des représentants d’organisations internationales. Les travaux portent notamment sur les usages pacifiques de l’énergie et de la technologie nucléaires, ainsi que sur la sûreté et la sécurité nucléaires.
À Vienne, Mourad Ajjal a été reçu par Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’AIEA. Les deux responsables ont examiné la coopération existante entre l’Algérie et l’agence, ainsi que les moyens de la renforcer. La participation algérienne doit aussi permettre de mobiliser les programmes de coopération technique, de formation et de transfert de connaissances de l’organisation.
Horizons et Rasselmal citent les sciences, la médecine et d’autres secteurs liés au développement parmi les applications possibles. Aucun nouveau projet algérien précis n’est annoncé dans ce cadre. Le point établi concerne le renforcement des capacités nationales et l’élargissement des échanges internationaux et africains autour des usages pacifiques.
Quatre rencontres, des dossiers distincts
Avec la Belgique, la transition énergétique
Mourad Ajjal s’est entretenu avec Mathieu Bihet, ministre fédéral belge de l’Énergie. Selon le compte rendu publié par Algérie54 le 17 septembre 2026les échanges ont porté sur les possibilités d’élargir le partenariat bilatéral, notamment dans la transition énergétique.
Le dossier reste à l’étape des échanges et de l’expertise. Aucun accord ni calendrier de réalisation n’a été annoncé pour cette piste dans le compte rendu relayé par Radio Algérienne.
Avec l’Autriche, l’éolien et l’hydrogène vert
Wolfgang Hattmannsdorfer, ministre autrichien de l’Économie, de l’Énergie et du Tourisme, a reçu Mourad Ajjal. Les deux parties ont examiné la possibilité de conclure de nouveaux accords, en particulier dans l’énergie éolienne.
Ils ont également abordé les préparatifs de la réunion ministérielle consacrée au projet SoutH2 Corridor, prévue à Alger le 1er octobre 2026. Cette rencontre encadre les discussions sur l’hydrogène vert, sans constituer un accord déjà conclu.
Avec le Zimbabwe, une note suivie par des groupes de travail
La rencontre avec July Moyo, ministre zimbabwéen de l’Énergie et du Développement électrique, a porté sur l’électricité, les énergies renouvelables et la formation. Les deux pays veulent développer leur coopération pour répondre aux besoins énergétiques du Zimbabwe et partager leurs expériences techniques.
Le dossier s’appuie sur une note de coopération signée en 2023. Les deux responsables ont convenu de créer des groupes de travail communs. Ceux-ci devront définir les domaines prioritaires et préparer un programme pratique de mise en œuvre. La prochaine étape est donc identifiée : passer de la note de coopération à un dispositif de travail.
À Alger, les annonces passent l’épreuve des faits
À ce stade, la réunion ministérielle du 1er octobre 2026 constitue le prochain rendez-vous du dossier SoutH2 Corridor. Le communiqué ministériel la relie à l’hydrogène vert, mais n’annonce encore ni accord signé ni capacité de production.
Les niveaux d’avancement diffèrent. La relation avec l’AIEA s’inscrit dans un cadre technique et institutionnel existant. Les échanges avec la Belgique et l’Autriche portent sur des possibilités de partenariat dans la transition énergétique et l’éolien. Avec le Zimbabwe, la création de groupes de travail fournit déjà un mécanisme de suivi.
Le 1er octobre permettra de vérifier si les discussions avec l’Autriche et le Zimbabwe franchissent une nouvelle étape, tandis que la coopération avec l’AIEA devra se traduire par des formations, des transferts de connaissances ou des applications pacifiques mieux définies.
La date est fixée; les accords, non.




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