À Oran, vivo vise 6 000 téléphones par jour
Le 20 août 2026la zone industrielle d’Es Senia, à Oran, a accueilli l’inauguration d’une usine d’assemblage de smartphones portée par STI, Smart Technology and Innovation, en partenariat avec vivo. Le site couvre environ 7 000 mètres carrés et commence son activité avec deux lignes opérationnelles.
Selon l’article d’Ahmed Achour publié par Dzair Tube le 21 août 2026la capacité de départ atteint environ 2 000 téléphones par jour. L’entreprise vise progressivement 6 000 appareils quotidiens lorsque toutes les lignes seront en service. Le reportage vidéo publié par El Bilad sur l’inauguration du 20 août 2026 présente également cette implantation à Es Senia.
Le site démarre avec deux lignes et environ 2 000 smartphones par jour.
La cible de 6 000 appareils dépend de l’ouverture de toutes les lignes de production.
Pour l’industrie algérienne, l’enjeu porte sur l’assemblage, les emplois et l’intégration des fournisseurs.
La montée en cadence décidera.
À Es Senia, l’assemblage commence à 2 000 appareils
Une cible, pas une cadence initiale
En apparence, le chiffre de 6 000 téléphones par jour résume l’annonce. En réalité, le démarrage se situe autour de 2 000 appareils quotidiens avec deux lignes. La différence entre les deux volumes correspond à une capacité visée, et non à une production déjà atteinte.
Les informations publiées décrivent un site de montage et d’assemblage de smartphones, pas une fabrication intégrale de leurs composants. Cette distinction sépare la production locale des appareils du taux d’intégration industrielle réalisé en Algérie.
Le partenariat entre STI et vivo met en présence une entreprise algérienne et une marque internationale. Il peut faciliter l’acquisition de méthodes liées à la gestion des lignes, au contrôle qualité et au suivi des approvisionnements, trois fonctions associées à la production de smartphones. La portée industrielle du projet dépendra de la part de ces opérations assurée localement.
Les 6 000 appareils passent par plusieurs maillons
Un calcul théorique, pas un bilan commercial
À 6 000 téléphones par jour, le site pourrait atteindre environ 180 000 appareils par mois sur une base de 30 jours. Avec 300 jours de production dans l’année, la capacité théorique approcherait 1,8 million d’unités. Ces chiffres décrivent un rythme maximal calculé, pas le nombre d’appareils vendus.
La montée en cadence dépendra aussi de la formation des opérateurs, de la disponibilité des composants, des tests de conformité, de l’emballage, du stockage et du transport des produits finis. Un ralentissement dans l’un de ces maillons peut réduire la production quotidienne, même lorsque les équipements sont installés.
Les emplois se jouent autour des lignes
Selon les données publiées par Dzair Tube après l’ouverture, l’activité a commencé avec environ 200 travailleurs. Le plan présenté vise près de 600 emplois directs et plus de 1 200 emplois indirects.
Les emplois indirects peuvent concerner le transport, le stockage, le conditionnement, la maintenance et les services techniques. Une hausse de la production peut aussi accroître les besoins en électronique, automatisation industrielle, contrôle qualité et gestion des flux.
Le fonctionnement d’une telle usine crée enfin des besoins de formation qui dépassent l’assemblage manuel. La maintenance préventive, le diagnostic des pannes, les tests logiciels et la planification de production demandent des compétences techniques que les filières professionnelles et universitaires algériennes peuvent accompagner.
Oran a les infrastructures, pas encore la filière
Le choix d’Oran s’appuie sur une base industrielle et logistique comprenant des zones d’activité, des installations portuaires et des infrastructures de transport. Dzair Tube rattache aussi le projet à un tissu local présent dans l’automobile, la mécanique et l’électronique.
Cette implantation peut créer des débouchés pour des petites et moyennes entreprises algériennes spécialisées dans le transport, la maintenance, l’emballage ou les services informatiques. L’effet sur ces fournisseurs dépendra toutefois des contrats, des volumes commandés et de leur capacité à respecter les délais et les normes de l’usine.
La continuité des commandes et la progression de l’intégration locale permettront de mesurer si le site reste centré sur le montage ou s’il entraîne une activité industrielle plus étendue. L’ouverture d’une ligne ne suffit pas à créer une chaîne de fournisseurs.
Le marché algérien avant les exportations
Le marché intérieur fournit une première base commerciale. Une capacité de 6 000 téléphones par jour peut répondre à une partie de la demande nationale si les modèles, les prix et le service après-vente correspondent aux attentes des acheteurs algériens.
La position de l’Algérie ouvre aussi une possibilité de distribution vers l’Afrique du Nord, le Sahel et d’autres marchés africains. Cette perspective reste conditionnée par les coûts, les homologations, les réseaux commerciaux, la logistique et la régularité de la qualité. La capacité annoncée ne fixe aucun volume d’exportation.
L’usine part donc d’un assemblage local de 2 000 smartphones par jour. Son effet sur l’industrie algérienne dépendra de l’ouverture des lignes restantes, de la stabilisation des emplois et de l’intégration des fournisseurs.


