Le 16 septembre 2026l’ENCC Spa, filiale de la holding SNS, et le groupe FERROVIAL ont signé un accord-cadre de coopération industrielle. Le programme prévoit de développer des wagons ferroviaires destinés au transport des matières minières, avec le phosphate comme premier débouché et un taux d’intégration nationale visé supérieur à 70 %.
Echorouk Online et Latest Report ont rapporté la signature dans des articles publiés le 20 septembre 2026. L’accord a été signé par Abdelhalim Arouche, président-directeur général de l’ENCC Spa, et Mounir Abassi, directeur général de FERROVIAL, en présence de Saïd Arrabat, président du conseil d’administration de FERROVIAL. El Bilad a également rapporté les principaux objectifs du partenariat.
Le seuil reste à démontrer.
Le seuil des 70 % doit quitter le papier
En réalité, l’accord-cadre associe les compétences techniques, les capacités industrielles et l’expérience de l’ENCC et de FERROVIAL pour développer une activité nationale spécialisée dans les wagons de fret minier.
Le taux de plus de 70 % est présenté comme un objectif. L’accord ne précise pas encore le nombre de wagons à fabriquer ni le calendrier de production. Ce pourcentage décrit donc une ambition industrielle, et non un résultat déjà mesuré sur des unités en service.
Les partenaires veulent aussi réduire le recours aux importations de matériel ferroviaire spécialisé, développer les compétences techniques nationales et renforcer le transfert de technologie. Le texte prévoit également la création de valeur ajoutée, d’emplois qualifiés et d’une filière nationale consacrée aux wagons de fret ferroviaire.
Le phosphate fixe le premier débouché
Surtout, le programme identifie une utilisation précise pour ces wagons miniers algériens : la chaîne de transport du phosphate. Le partenariat entre donc directement dans le prolongement des projets miniers et des liaisons ferroviaires prévues pour les desservir.
800 wagons pour la ligne minière orientale
Selon Awras, la Société nationale des transports ferroviaires avait conclu en mai 2026 un accord avec une entreprise nationale de matériel ferroviaire pour recevoir 800 wagons remorqués. Ces unités doivent transporter différents types de phosphate sur la ligne minière orientale.
Awras avance une capacité d’environ 13,6 millions de tonnes de phosphate par an pour cette organisation logistique. Il s’agit d’une capacité projetée, pas d’un trafic déjà réalisé.
Une filière à mesurer par ses livraisons
À ce stade, l’accord fixe les partenaires, l’orientation industrielle et un taux cible. Le passage à la production devra préciser le nombre d’unités, le calendrier de fabrication et les conditions de mise en service.
Le lien entre les mines et l’industrie ferroviaire est établi : le phosphate fournit le besoin de transport, le rail organise l’acheminement et les entreprises algériennes cherchent à produire une partie des équipements nécessaires. Cette articulation peut réduire les importations si l’intégration annoncée débouche sur des wagons fabriqués, utilisés et entretenus en Algérie.
Le chiffre des livraisons tranchera.



