Pétrole algérien : le Sahara Blend à 94,32 dollars
En août 2026le Sahara Blend, brut de référence de l’Algérie, a atteint une moyenne de 94,32 dollars le baril, contre 83,79 dollars en juillet. La hausse mensuelle s’élève à 10,53 dollars, soit 12,6 %, selon le rapport mensuel de l’Opep publié en septembre 2026.
Le pétrole monte, Alger surveille.
94,32 dollars pour le Sahara Blend

Le rapport mensuel de l’Opep classe le Sahara Blend parmi les bruts du panier de référence ayant enregistré les plus fortes hausses en août 2026. Les données ont été relayées par la plateforme Arqam puis reprises par le quotidien El Bilad.
Le panier de référence de l’Opep est passé de 82,99 dollars le baril en juillet à 86,44 dollars en août, soit une hausse de 3,45 dollars. Le brut algérien a donc progressé plus vite que la moyenne des qualités composant ce panier.
Cette évolution accompagne la hausse de plusieurs bruts de référence au cours du mois. Elle ne signifie pas que chaque cargaison algérienne a été vendue exactement à 94,32 dollars : ce chiffre correspond à une moyenne de référence pour la période.
Un gain de 31,1 % de janvier à août
De janvier à août 2026, le prix moyen du brut algérien s’est établi à 94,18 dollars le baril, contre 71,82 dollars pendant la même période de 2025. L’écart atteint 22,36 dollars par baril, soit une progression de 31,1 %, selon le rapport mensuel de l’Opep.
Ce différentiel augmente la valeur théorique des volumes exportés si la production et la commercialisation restent comparables. Les recettes effectivement perçues dépendent aussi des volumes vendus, des coûts, des conditions contractuelles, du taux de change et de la fiscalité. La hausse du baril ne produit donc pas automatiquement une hausse équivalente des recettes publiques.
Pour mesurer l’effet sur les finances algériennes, il faut rapprocher le prix du Sahara Blend des volumes produits et exportés, des charges du secteur et des paramètres budgétaires de 2026.
La production frôle le million de barils par jour
En août 2026, l’Algérie a produit 999 000 barils de pétrole brut par jour, contre 995 000 en juillet. Les données du rapport mensuel de l’Opep, relayées par la plateforme Energy et l’agence Anadolu, font apparaître une progression d’environ 5 000 barils quotidiens.
Dans le tableau mensuel de l’Opep pour la période citée, ce niveau est le plus élevé attribué à l’Algérie. La production se rapproche ainsi du seuil du million de barils par jour, sans que ce chiffre mensuel suffise à établir une capacité durable maintenue chaque mois.
Le cadre Opep+ reste déterminant
La hausse algérienne intervient alors que les pays participant à la déclaration de coopération Opep+ ont produit environ 38,055 millions de barils par jour en août 2026, contre 37,757 millions en juillet. La production totale des membres de l’Opep a atteint 24,081 millions de barils par jour, selon le même rapport.
Les variations restent inégales au sein du groupe. L’Irak a augmenté sa production de 664 000 barils par jour, à 3,378 millions. L’Iran a reculé de 399 000 barils, à 2,086 millions. La Russie a produit 8,718 millions de barils par jour après une baisse de 160 000 barils, tandis que l’Arabie saoudite a diminué sa production de 75 000 barils, à 7,276 millions.
L’Opep réduit encore sa prévision de demande pour 2026

Pour 2026, l’Opep a abaissé pour la cinquième fois sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole. L’organisation table désormais sur une progression d’environ 380 000 barils par jour, pour une demande totale estimée à 105,84 millions de barils par jour.
Les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques devraient représenter 46,14 millions de barils par jour en 2026, soit une baisse de 110 000 barils. Dans les pays non membres de l’OCDE, la demande progresserait de 490 000 barils par jour, à environ 59,70 millions.
L’Opep prévoit une hausse plus marquée en 2027. La demande mondiale pourrait progresser de 2,36 millions de barils par jour et atteindre 108,19 millions. Les pays non membres de l’OCDE fourniraient la plus grande partie de cette hausse, avec une contribution attendue de l’Inde et de la Chine.
Le bénéfice algérien dépendra du prix et du volume
Les données d’août 2026 réunissent deux éléments favorables à l’Algérie : un Sahara Blend à 94,32 dollars et une production proche du million de barils par jour. Leur combinaison augmente la valeur potentielle de la production, mais son effet sur les équilibres économiques ne peut être mesuré qu’en suivant les chiffres dans la durée.
La baisse de la prévision de demande pour 2026 rappelle que les cours peuvent changer rapidement. Pour l’Algérie, le suivi du prix moyen, des volumes exportés, de la demande asiatique et des décisions de l’Opep+ permettra de mesurer la solidité de cette amélioration au fil des prochains relevés.
Le baril monte, la vigilance reste.



