La police espagnole a démantelé un réseau lié au financement de cargaisons internationales de cocaïne. Selon un compte rendu publié par le média algérien El Bilad, qui cite les autorités espagnoles, 14 suspects ont été interpellés en Espagne et 7 autres dans différents pays. Douze personnes restent recherchées.
Les enquêteurs décrivent une structure surnommée « banque de la drogue ». Elle transférait des fonds à l’international en dehors du système bancaire, utilisait des cryptomonnaies pour régler certaines opérations et proposait des services liés au blanchiment d’argent.
Le réseau misait sur l’opacité.
Dubaï, base opérationnelle présumée
Selon les autorités espagnoles, Dubaï constituait la principale base opérationnelle présumée du réseau. Depuis cette ville, ses membres auraient organisé la collecte des revenus issus du trafic de stupéfiants et coordonné la logistique de réseaux internationaux de cocaïne.
Parmi les personnes ciblées figure un homme surnommé « le Tigre ». La police espagnole le soupçonne d’avoir dirigé le réseau depuis Dubaï. Les éléments publiés ne permettent pas d’établir son identité civile.
Vingt et un suspects, douze personnes recherchées
Le parquet spécial chargé de la lutte contre les stupéfiants, rattaché à l’Audiencia Nacional, a coordonné l’opération. Quatorze suspects ont été arrêtés en Espagne et sept autres dans différents pays.
Au total, 21 personnes ont été interpellées et 12 autres restent en fuite. Ces interpellations ne constituent pas des condamnations : la responsabilité pénale de chaque personne devra être établie par la justice.
Une saisie de 2021 au cœur du dossier
L’enquête a commencé après la saisie, en 2021, de 1,84 tonne de cocaïne à bord du navire « نيهير ». La police affirme que le bâtiment a ensuite été volontairement coulé dans le port de Gijón, au nord de l’Espagne, afin de dissimuler une autre cargaison estimée à 1,65 tonne.
Cette saisie a fourni le point de départ du volet financier. Les enquêteurs ont ensuite suivi les circuits utilisés pour déplacer les recettes, financer de nouvelles expéditions et coordonner les opérations logistiques.
Les comptes, les immeubles et les voitures

Les enquêteurs ont saisi 121 comptes bancaires contenant environ 2,3 millions d’euros. Ils ont également placé sous contrôle 48 biens immobiliers évalués à plus de 14 millions d’euros.
Des voitures de luxe, dont la valeur dépasse 1,6 million d’euros, ainsi que d’autres avoirs ont aussi été saisis. Ces éléments montrent que l’enquête vise les cargaisons de cocaïne et les biens accumulés grâce aux revenus présumés du trafic.
Les cryptomonnaies dans le circuit financier
La police espagnole mentionne l’usage des cryptomonnaies pour régler des transactions. Elle les associe à des transferts internationaux réalisés hors du système bancaire et à des services de blanchiment proposés à d’autres réseaux.
Les cryptomonnaies apparaissent ainsi comme un moyen de règlement parmi d’autres. Le dispositif combinait transferts hors circuit bancaire, collecte de recettes, biens immobiliers, véhicules et logistique maritime.
Le dossier frappe les flux financiers.



