CAN 2028 : le dossier éthiopien sous surveillance
Le 25 août 2026la Fédération éthiopienne de football a annoncé sur X le dépôt officiel de sa candidature auprès de la Confédération africaine de football (CAF). France 24, Hespress et El Badil ABC ont relayé cette annonce, en précisant que la Fédération présente son dossier comme soutenu par le gouvernement fédéral dirigé par le Premier ministre Abiy Ahmed. Elle assure aussi qu’il répond aux exigences fixées par la CAF.
L’Éthiopie a déposé le 25 août 2026 son dossier auprès de la CAF.
Le soutien du gouvernement et trois CAN accueillies forment ses principaux arguments.
Les troubles en Amhara, Oromia et le risque au Tigré exposent sa candidature.
Le dépôt lance l’examen officiel.
Le premier dossier posé sur la table
Une candidature officialisée le 25 août 2026
Selon El Badil ABC, l’Éthiopie est le premier pays à avoir annoncé officiellement sa candidature pour l’édition 2028. Cette avance concerne le calendrier des annonces, pas l’attribution de la compétition. La CAF doit encore examiner les documents et comparer les garanties présentées par les différents candidats.
La Confédération a ouvert les candidatures pour les éditions 2028, 2032 et 2036. Pour la CAN 2028, le Maroc a accueilli l’édition 2025, puis le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie doivent organiser ensemble le tournoi de 2027. À partir de 2028, la compétition doit passer d’un cycle de deux ans à un cycle de quatre ans, afin de mieux s’aligner sur le calendrier des compétitions de la FIFA. Hespress, citant l’AFP, et France 24 ont rapporté ces éléments le 25 août 2026.
1976, un précédent qui ne signe aucun chèque
Pour rappel, l’Éthiopie a accueilli la Coupe d’Afrique des nations en 1962, en 1968 et en 1976. La dernière édition organisée sur son sol remonte donc à cinquante ans au 25 août 2026. Le Maroc avait remporté le titre en 1976, un repère historique rappelé par France 24 et Hespress.
L’histoire ne remplace pas les installations
Ces trois éditions donnent à la Fédération éthiopienne une expérience d’organisatrice, mais elles ne renseignent pas sur l’état actuel des équipements. La CAF devra évaluer les stades, les terrains d’entraînement, l’hébergement, les transports et la sécurité prévus pour le tournoi.
La démographie constitue un autre élément du dossier. Avec près de 130 millions d’habitants, l’Éthiopie est présentée par l’AFP, reprise par Hespress, comme le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique. Ce volume peut soutenir un public et un marché potentiels. Il ne garantit ni la capacité hôtelière, ni les déplacements entre les sites, ni la fluidité de l’accueil.
Le classement ne décide pas du pays hôte
Les informations publiées le 25 août 2026 plaçaient la sélection éthiopienne au 143e rang sur 211 dans le classement de la FIFA. L’équipe avait participé à la CAN 2021 au Cameroun, où elle avait quitté la compétition au premier tour. Ces résultats décrivent le niveau récent de la sélection, pas la capacité du pays à organiser la compétition. L’attribution dépendra des infrastructures et des garanties opérationnelles.
Le point dur se trouve hors du stade
Amhara, Oromia, Tigré : le test sécuritaire
Une dépêche de l’AFP reprise par Hespress le 25 août 2026 signale la persistance de rébellions et de troubles dans les régions d’Amhara et d’Oromia. Elle évoque également le risque d’une reprise du conflit entre le gouvernement fédéral et la région du Tigré, dans le nord du pays. France 24 a aussi présenté ces tensions comme le principal défi du dossier.
Ces risques peuvent toucher la circulation des équipes, la protection des supporters, les déplacements des arbitres, l’accès aux hôtels et la continuité des opérations. La Fédération affirme que son dossier respecte les exigences de la CAF. La Confédération devra, elle, apprécier la solidité des garanties et leur application pendant toute la compétition.
Une candidature à défendre sur pièces
Addis-Abeba abrite le siège de l’Union africaine et se situe à plus de 2 300 mètres d’altitude. Ces données décrivent la capitale et sa place institutionnelle, mais elles ne suffisent pas à établir la capacité d’accueil d’une CAN. Le dossier devra préciser les sites retenus, les liaisons entre les installations, les solutions d’hébergement et le dispositif de sécurité.
Le soutien gouvernemental, l’expérience des éditions de 1962, 1968 et 1976 et le poids démographique donnent à l’Éthiopie des arguments identifiables. La CAF doit maintenant les confronter aux conditions actuelles du pays et aux normes de l’organisation. Le calendrier quadriennal ajoutera une exigence de planification sur la durée.
La CAF tranchera sur pièces.



