Les ministères algériens de l’Industrie et de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises ont convenu de former une commission commune. Son objectif est de rapprocher les startups et les micro-entreprises des besoins de l’industrie nationale.
Le ministère de l’Industrie, cité par le quotidien El Biladindique que la décision a été prise lors d’une réunion de travail tenue au siège du ministère. La rencontre était présidée par Farid Kourtel, ministre de l’Industrie, et Noureddine Ouadih, ministre de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, en présence de cadres des deux secteurs.
La commission doit suivre la mise en œuvre des axes de coopération entre les deux ministères.
Elle doit aussi coordonner les organismes concernés et accompagner les projets innovants liés à l’industrie.
Son efficacité dépendra du passage entre la coordination administrative, le développement des solutions et leur intégration dans des projets économiques.
Les projets lancés feront foi.
Une commission au point de jonction industriel
En réalité, le mandat annoncé couvre plusieurs niveaux de coopération. La commission devra suivre les actions convenues entre les deux secteurs et faciliter les échanges entre les administrations, les organismes d’accompagnement et les porteurs de projets.
Le communiqué décrit également la commission comme un cadre de coordination pour développer des solutions et des technologies innovantes destinées à l’industrie. Cette orientation relie les capacités de l’économie de la connaissance aux besoins exprimés par le secteur industriel.
Pour les startups et les micro-entreprises, l’objectif est de développer des projets capables de répondre aux exigences de l’économie nationale et de créer de la valeur ajoutée. Le dispositif ne se limite donc pas au lancement d’une idée : il doit accompagner son développement vers une activité économique.
Quand les startups répondent aux besoins de l’industrie
Surtout, la coopération annoncée cherche à inscrire les projets innovants dans les priorités de la production industrielle. Une startup ou une micro-entreprise doit pouvoir relier sa solution à un besoin concret du secteur, avec l’appui des organismes concernés.
Le rôle de la commission sera de rapprocher ces différents interlocuteurs. Elle devra faciliter le suivi des projets, l’accompagnement des petites structures et la coordination avec les entreprises industrielles.
Cette méthode peut aider les porteurs de projets à passer du prototype ou de l’idée à une solution développée pour l’industrie. Le communiqué associe cette démarche au soutien de la production nationale, à la création de valeur ajoutée et à l’emploi, qui restent des objectifs annoncés.
L’université entre dans le dispositif
La réunion a aussi porté sur le soutien à l’entrepreneuriat dans le milieu universitaire. Les deux ministères veulent encourager les étudiants ainsi que les porteurs d’idées et de projets innovants à transformer leurs travaux en projets économiques susceptibles d’être réalisés et développés.
À ce stade, l’université est donc associée au rapprochement recherché entre innovation, entreprises et industrie. Une idée issue du milieu universitaire peut ainsi rejoindre un parcours d’accompagnement et être examinée sous l’angle de son développement économique.
Le communiqué rattache cette orientation au renforcement des liens entre l’université, les entreprises et le secteur industriel. L’objectif est de rapprocher l’entrepreneuriat étudiant des besoins de la production.
Le mandat est posé, l’exécution donnera le ton
Sauf que la création d’une commission ne produit pas, à elle seule, de nouveaux projets industriels. Elle établit un cadre de travail dont la portée dépendra du suivi des actions, de la coordination entre les organismes et de l’accompagnement effectivement proposé aux startups et aux micro-entreprises.
La réussite du dispositif se vérifiera lorsque les axes de coopération déboucheront sur des solutions développées pour l’industrie et sur des projets économiques issus de l’université. C’est à ce niveau que la commission pourra relier durablement innovation, production et création de valeur.
La commission se jugera sur ses résultats.



