En juin 2025, l’Algérie et la Suisse ont signé à Alger un accord bilatéral de coopération policière. Une rencontre tenue dans le cadre de cet accord a porté sur la coordination entre la Sûreté nationale algérienne et la Police fédérale suisse.
Selon un communiqué de la Police algérienne rapporté par le quotidien El Biladle directeur général de la Sûreté nationale a échangé avec son homologue suisse, en présence de responsables de la Police fédérale suisse. Les discussions ont porté sur six axes, de la formation à la lutte contre les stupéfiants.
Les réseaux dépassent les frontières.
À Alger, l’accord passe par la coordination
Pour rappel, cette rencontre constitue une mise en œuvre des dispositions de la convention bilatérale signée à Alger en juin 2025. Les deux parties ont examiné l’état et les perspectives de leur coopération policière, puis échangé sur plusieurs questions d’intérêt commun liées à la sécurité des deux pays.
Le rôle des deux polices
Le directeur général de la Sûreté nationale algérienne a participé aux échanges avec son homologue suisse, aux côtés de hauts responsables de la Police fédérale suisse. Le communiqué place la coordination entre les deux institutions au centre des discussions.
Six fronts, de la formation aux stupéfiants
Surtout, le communiqué de la Police algérienne énumère six domaines. La migration irrégulière et la traite des êtres humains figurent dans une même rubrique, ce qui explique le décompte.
- La formation et l’entraînement : les deux polices veulent développer la coopération dans ces domaines.
- La criminalité organisée transnationale : cet axe concerne les différentes formes de criminalité organisée qui dépassent les frontières nationales.
- Les crimes économiques et financiers : cette rubrique porte sur les infractions relevant de ces deux champs.
- La cybersécurité : la sécurité cyber figure parmi les domaines retenus pour la coopération.
- Les crimes liés à la migration irrégulière et à la traite des êtres humains : ces deux sujets sont regroupés dans un même axe.
- La lutte contre les stupéfiants : ce domaine complète la liste des priorités examinées.
La formation, premier terrain d’échange

La formation et l’entraînement ouvrent l’énumération. Le communiqué les présente comme un domaine de coopération entre les deux polices, au même titre que la lutte contre les infractions transnationales et les autres axes spécialisés.
Ce volet ajoute une dimension professionnelle à l’accord. Les échanges concernent les agents et les mécanismes de coopération, en parallèle des rubriques consacrées aux infractions.
Crimes financiers et cybersécurité, deux rubriques distinctes
En réalité, la liste distingue les crimes économiques et financiers de la cybersécurité. Le premier volet vise les infractions relevant de l’économie et de la finance, tandis que le second inscrit la sécurité cyber dans le dialogue entre les deux polices.
Cette séparation permet de distinguer les infractions liées aux activités économiques du domaine numérique. Ces deux rubriques s’ajoutent à la criminalité organisée transnationale, sans s’y confondre.
Migration, traite et stupéfiants : les derniers axes
La migration irrégulière et la traite des êtres humains sont regroupées dans une même catégorie de crimes. La lutte contre les stupéfiants figure ensuite comme un axe distinct. Cette organisation rattache, au sein de la coordination bilatérale, des dossiers qui peuvent dépasser l’action d’un seul service national.
Selon la Police algérienne, ces échanges doivent contribuer à la sécurité des deux pays. L’accord de juin 2025 fixe les domaines de travail, tandis que la rencontre en a rappelé le cadre et les perspectives.
La coordination donnera sa mesure.



