Le cheikh Mohamed El Mamoun El Qasmi El Hassani, responsable de la Grande Mosquée d’Alger, s’est rendu à Nouakchott pour visiter le cheikh Ahmedou Ould Cheikhani, l’un des grands khalifes de la voie tijaniyya en Mauritanie. Selon le quotidien El Biladla rencontre s’est tenue au domicile du religieux mauritanien, en présence de responsables algériens et mauritaniens.
Le déplacement intervient après les soins reçus par le cheikh Ahmedou Ould Cheikhani en Algérie avec l’attention du président Abdelmadjid Tebboune. De retour à Nouakchott en février, le religieux mauritanien a reçu la visite du responsable de la Grande Mosquée d’Alger, venu prendre de ses nouvelles.
Le lien algéro-mauritanien reste concret.
Au domicile du cheikh, prendre des nouvelles

En apparence, le geste est simple : le responsable de la Grande Mosquée d’Alger se rend au domicile d’un religieux après son retour dans son pays. Le compte rendu d’El Bilad précise l’objectif de la visite, qui consiste à s’enquérir de l’état de santé du cheikh Ahmedou Ould Cheikhani.
Le déplacement prolonge un contact établi pendant le séjour médical du cheikh mauritanien en Algérie. Après son retour à Nouakchott en février, Mohamed El Mamoun El Qasmi El Hassani a maintenu ce contact par une visite personnelle, loin d’une simple mention officielle.
La Tijaniyya donne un cadre religieux à la visite
Pour rappel, Ahmedou Ould Cheikhani est présenté comme l’un des grands khalifes de la confrérie tijaniyya. Cette fonction explique la place de la référence religieuse dans la rencontre entre les deux hommes.
Dans son compte rendu, El Bilad rattache la visite aux liens fraternels, savants, historiques et culturels entre l’Algérie et la Mauritanie. Ces liens passent par les échanges entre religieux, les références communes et la transmission du savoir. La rencontre ne constitue pas, à elle seule, un accord politique ou institutionnel.
L’ambassadeur et le Conseil de la langue arabe présents
Amine Sayed, ambassadeur d’Algérie en Mauritanieparticipait à la visite. Mohamed El Khalil Ennhaoui, président du Conseil de la langue arabe en Mauritanie et coordinateur général de la Conférence sur la biographie prophétique, était également présent.
La présence de ces deux responsables élargit le cadre de la rencontre. À la visite d’un responsable religieux algérien s’ajoutent un contact diplomatique et la participation d’une personnalité mauritanienne engagée dans la langue arabe et l’étude de la vie du Prophète.
À Nouakchott, un lien entretenu par les personnes

Surtout, cette séquence se lit à travers des personnes nommées : le responsable de la Grande Mosquée d’Alger, le cheikh mauritanien, l’ambassadeur d’Algérie et le président du Conseil de la langue arabe. Le séjour de soins en Algérie, le retour à Nouakchott en février, puis la visite au domicile du cheikh forment une continuité précise.
Pour l’Algérie, la scène associe une institution religieuse et son représentant à la présence de l’ambassade. Pour la Mauritanie, elle montre un échange qui passe aussi par les autorités religieuses et les acteurs du savoir, en dehors des seules réunions gouvernementales.
La visite ne résume pas la relation bilatérale entre les deux pays. Elle en documente un aspect concret : un contact religieux prolongé après des soins reçus en Algérie.
Le soin prolonge le contact religieux.



