Le samedi 15 août 2026le ministre de l’Hydraulique Lounas Bouzqaza a mis en service une brigade de motos au sein de l’unité de l’Algérienne des eaux à Sidi Bel Abbès. La visite ministérielle portait aussi sur un projet de renforcement de l’alimentation en eau potable, dont l’avancement annoncé atteignait 85 %.
Selon un compte rendu publié par El Bilad le 15 août 2026, ce projet doit approvisionner la wilaya depuis la station de dessalement de Chatt El Hilal, à Aïn Témouchent, et celle de Cap Blanc, à Oran. Il doit fournir plus de 70 000 m³ d’eau potable par jour à 17 communes, dont Sidi Bel Abbès, avec une capacité totale de stockage de 50 000 m³.
Le chantier avance, vigilance requise.
Des motos pour signaler les fuites
Les motos remises à l’unité servent à rechercher et à repérer les fuites, puis à les signaler aux équipes chargées de leur maintenance. Leur mission vise à accélérer le passage entre le signalement et l’intervention sur le réseau.
La brigade doit aussi contribuer à éliminer les raccordements illicites. Le dispositif inclut un contact direct avec les clients et la prise en compte de leurs préoccupations, selon les objectifs présentés lors de la visite.
Lounas Bouzqaza a demandé à l’Algérienne des eaux de faire preuve de souplesse avec les usagers, de faciliter le traitement des réclamations et d’écouter les demandes locales. Le service repose donc sur deux étapes liées : repérer le problème, puis traiter la demande.
17 communes, deux stations, un réseau à terminer

Le projet repose sur deux apports d’eau dessalée : celui de Chatt El Hilal, dans la wilaya d’Aïn Témouchent, et celui de Cap Blanc, dans la wilaya d’Oran. Ces installations doivent renforcer l’alimentation en eau potable de la wilaya de Sidi Bel Abbès.
Avec un avancement annoncé de 85 %, le chantier doit desservir 17 communes, parmi lesquelles la ville de Sidi Bel Abbès. Le volume prévu dépasse 70 000 m³ d’eau potable par jour et s’accompagne de 50 000 m³ de capacité totale de stockage.
85 % d’avancement ne fixe pas la date du robinet
Le pourcentage décrit l’état déclaré des travaux. Le volume quotidien indique une capacité d’alimentation, tandis que les réservoirs doivent absorber les écarts entre la production et la consommation. Ces données ne fixent donc pas, à elles seules, la date de mise en service.
Pour les habitants des 17 communes, le résultat se mesurera à la régularité de la distribution. Le transfert depuis les deux stations devra être suivi d’un service stable, d’une surveillance des conduites et d’interventions rapides en cas de fuite ou de rupture.
Des laboratoires mobiles pour intervenir sur le réseau
Au cours de la même visite, le ministre et le wali ont remis deux laboratoires mobiles, des machines de forage et de curage ainsi que des véhicules utilitaires à l’unité de Sidi Bel Abbès.
Ces équipements complètent la brigade motorisée. Les machines de forage et de curage ajoutent des moyens dédiés aux opérations sur le réseau, tandis que les véhicules utilitaires renforcent la capacité logistique de l’unité.
La réponse au client suivra la fuite
La consigne ministérielle porte aussi sur la relation avec les usagers : accueil, écoute et traitement des demandes dans les meilleurs délais. Une fuite signalée n’est donc qu’une première étape; l’unité doit ensuite prendre en charge la réclamation et organiser l’intervention.
Le projet d’alimentation et la brigade motorisée n’agissent pas à la même échelle. Le premier doit renforcer l’approvisionnement de 17 communes depuis deux stations de dessalement. La seconde intervient sur le réseau local, auprès des conduites et des clients.
La régularité de l’eau tranchera.



