Sidi Abdallah met en service une station d’épuration de 32 000 m³ par jour
Le 27 août 2026le ministre de l’Hydraulique Lounas Bouzegza et le wali d’Alger Mohamed Abdenour Rabhi ont mis en service une station d’épuration au sud de la nouvelle ville de Sidi Abdallah. Selon le compte rendu de la wilaya d’Alger relayé le même jour par El BiladDz NewsDz54Latest Report et KhabarPressl’installation peut traiter 32 000 m³ d’eaux usées par jour.
La station couvre plusieurs secteurs du sud et de l’ouest d’Alger, pour un bassin annoncé d’environ 200 000 habitants. Elle doit traiter les eaux avant leur rejet et contribuer à réduire la pollution de l’oued Mazafran.
La capacité donne l’ampleur du projet. Son effet concret dépendra ensuite de l’arrivée des effluents, de la continuité du fonctionnement et de la qualité des eaux rejetées.
L’assainissement gagne une capacité nouvelle.
Cinq secteurs, un seul traitement
La station prend en charge les eaux usées de Maâlma Sud, Rahmania Sud, Dekkakna, Hadj Yacoub à Douera et Tessala El Merdja. Ce périmètre confirme la vocation intercommunale de l’installation, qui ne concerne pas un seul quartier.
Les 32 000 m³ annoncés représentent 32 millions de litres par jour. Rapportée à 200 000 habitants, cette capacité théorique équivaut à environ 160 litres par personne et par jour. Ce calcul situe l’ordre de grandeur de la station, sans correspondre à la consommation d’eau potable de ces habitants.
La mise en service accompagne l’extension urbaine du sud et de l’ouest de la capitale. Latest Report rattache l’opération au développement des infrastructures de traitement des eaux usées dans ces zones.
Le Mazafran face aux rejets
La wilaya d’Alger présente la station comme un moyen de limiter la pollution de l’oued Mazafran et de protéger le milieu naturel. Le traitement intervient avant l’évacuation des eaux usées, avec une amélioration attendue de la qualité des eaux rejetées, selon les informations rapportées le 27 août 2026 par El BiladDz News et les autres médias cités.
La mise en service ne suffit pas à mesurer cet effet. Le suivi portera sur la réception effective des eaux des cinq secteurs, la continuité du traitement et la qualité de l’eau en sortie. Ces trois éléments détermineront la réduction réelle des rejets non traités vers le Mazafran.
Alger compte ses mètres cubes
Les données présentées pendant la visite et rapportées le 27 août 2026 par Dounia.dz replacent la station dans les chiffres de la wilaya. Alger produit environ 1,1 million de m³ d’eau par jour pour plus de 4,6 millions d’habitants. Les stations de dessalement fournissent 62 % de ce volume, avec une capacité annoncée de 690 000 m³ par jour. Les barrages représentent 21 % et les eaux souterraines 17 %.
La wilaya dispose aussi d’une capacité de stockage proche d’un million de m³, répartie dans environ 180 réservoirs. Son réseau de distribution dépasse 809 kilomètres.
Pour l’assainissement, six stations traitent environ 250 000 m³ d’eaux usées par jour. La réutilisation atteint environ un million de m³ d’eaux épurées par an, notamment pour l’irrigation. Les 32 000 m³ de Sidi Abdallah correspondent donc à la capacité annoncée d’une installation précise, dans une chaîne qui comprend la collecte, le traitement, le rejet contrôlé et la réutilisation lorsque les conditions le permettent.
Pour tenir, il faut entretenir
Dans le cadre du programme d’urgence destiné à Alger, une enveloppe de 200 milliards de centimes, soit 2 milliards de dinars, a été affectée à l’achat de matériel, aux moyens d’intervention et à la maintenance. Dounia.dz rapporte que cette enveloppe doit renforcer la capacité des équipes techniques à intervenir sur les pannes et à préserver la continuité du service.
Pour la station de Sidi Abdallah, le suivi concernera donc la disponibilité des équipements, l’arrivée régulière des eaux usées et la qualité du traitement avant rejet.
Lors de la visite du 27 août 2026le ministre Lounas Bouzegza a aussi appelé à diversifier les ressources en eau, à réduire les fuites et les branchements illicites, puis à développer la numérisation de la gestion du réseau. Il a demandé que l’eau potable reste réservée à la consommation quotidienne et que la réutilisation des eaux épurées progresse.
La continuité fera la différence.



