Le décès de Sid Ahmed Agoumi a donné lieu à une cérémonie de dernier hommage au Palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger. Selon le quotidien El Biladla ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a salué le parcours et l’héritage de l’acteur.
Malika Bendouda a rappelé la présence de Sid Ahmed Agoumi dans plusieurs domaines de la création algérienne, du théâtre au cinéma, à la télévision et à la dramatique.
Son parcours relie la scène, le cinéma, la télévision et les personnages algériens.
La ministre associe cette diversité à une interprétation dotée d’une identité propre.
La cérémonie a réuni sa famille, ses amis, ses collègues, la famille artistique et son public.
L’Algérie perd un artiste majeur.
Du théâtre à la caméra, un parcours sans cloison
En réalité, l’hommage ministériel s’appuie sur l’étendue du parcours de Sid Ahmed Agoumi. Malika Bendouda a cité son travail au théâtre, au cinéma, à la télévision et dans la dramatique algérienne. Elle a ainsi rappelé la présence de l’acteur dans plusieurs formes de création.
La ministre a aussi insisté sur la variété de ses rôles et de ses personnages. Selon elle, Agoumi savait incarner différentes situations avec une manière propre à l’Algérie. Elle estime que ce travail a inscrit son nom dans la mémoire des Algériens.
« Le jeune homme du cinéma et son cheikh »
Malika Bendouda a décrit Sid Ahmed Agoumi comme « le jeune homme du cinéma et son cheikh ». Cette formule accompagne son hommage à un artiste présent dans plusieurs étapes de l’art algérien. Elle rappelle également la diversité des personnages interprétés au fil de sa carrière.
Des personnages ancrés dans le pays
La ministre a mis en avant sa capacité à incarner des situations et des personnages algériens avec une identité singulière. Les œuvres théâtrales, cinématographiques et télévisées sont ainsi rattachées à un même parcours d’interprétation, sans réduire l’acteur à un seul registre.
Le Palais Moufdi Zakaria pour dernier salut
La cérémonie s’est tenue au Palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger, en présence de la famille de Sid Ahmed Agoumi, de ses amis, de ses collègues, de membres de la famille artistique et de son public. El Bilad rapporte ces éléments dans son compte rendu de l’hommage.
Dans son discours funèbre, Malika Bendouda a présenté la disparition de l’acteur comme une perte pour la scène artistique algérienne, le cinéma, le théâtre et la dramatique. Elle a également salué un parcours marqué par la création et la présence artistique.
Un héritage qui prolonge l’adieu
Pour Malika Bendouda, l’héritage artistique de Sid Ahmed Agoumi restera lié à sa carrière et à ses rôles. Elle a déclaré que l’absence de l’homme, de l’artiste et de l’ami laisserait un vide, tout en estimant que son héritage aiderait à atténuer l’amertume de la perte.
La ministre a achevé son hommage par une formule adressée directement au comédien.
« Au revoir Agoumi, au revoir l’Algérien étonnant. »



