Pour la campagne 2025-2026, Abdelmadjid Tebboune demande une nouvelle loi d’orientation agricole.
Cette loi doit affecter les superficies cultivées aux produits annuels selon les besoins, afin de réduire les importations et de progresser vers l’autosuffisance.
Le suivi mensuel des céréales, le paiement numérique, l’analyse des sols et la réutilisation des eaux usées complètent le dispositif.
Planifier les cultures devient prioritaire.
Pour la campagne des moissons et battages 2025-2026, le président Abdelmadjid Tebboune a demandé la préparation d’une loi d’orientation agricole plus efficace. Selon le communiqué du Conseil des ministres relayé par El Bilad, ce texte doit prévoir des mécanismes pour affecter les superficies cultivées aux produits annuels selon les besoins du pays.
Des parcelles affectées selon les besoins
Le futur texte lie l’affectation des terres à la demande en produits agricoles. Le communiqué associe cette orientation à deux objectifs précis : réduire les importations et progresser vers l’autosuffisance dans le secteur.
La production céréalière occupe une place centrale dans ce dispositif. La planification ne porte donc plus uniquement sur les superficies cultivées; elle doit aussi rapprocher les besoins identifiés des volumes produits pendant la campagne.
Les céréales passent au suivi mensuel
Le président a demandé une publication mensuelle consacrée aux taux et aux quantités produites dans les différentes filières céréalières. Le blé tendre et le blé dur sont cités explicitement.
Les walis devront assurer une surveillance précise de la production dans leurs wilayas. Le ministère de l’Agriculture, les autorités locales et l’Office national des statistiques devront travailler ensemble pour suivre les résultats de la campagne.
Autre volet : la numérisation immédiate du paiement des récoltes livrées aux agences régionales de l’Office algérien des céréales. Cette mesure concerne directement le règlement des producteurs et s’inscrit dans le suivi administratif de la collecte.
Sols et eaux entrent dans le même plan
Surtout, la réforme ne s’arrête pas aux céréales. Abdelmadjid Tebboune a demandé le lancement d’un programme national d’analyse des sols, en coordination avec les laboratoires, pour déterminer et classer la nature des terres agricoles dans toutes les zones cultivées.
Le même ensemble d’instructions porte sur l’irrigation. Le président demande de s’orienter davantage vers l’utilisation des eaux usées et de lutter contre la dépendance totale aux précipitations. Le secteur de l’irrigation vise la récupération de 60 % des eaux usées.
Le communiqué demande aussi de labourer et de préparer les terres dans toutes les circonstances. Cette consigne complète le recours à l’eau réutilisée lorsque les précipitations ne suffisent pas.
L’Office algérien des céréales et les instituts changent de rôle
En parallèle, le président a demandé de revoir le rôle de l’Office algérien des céréales et des instituts spécialisés. La révision doit améliorer leurs performances, les moderniser et lutter contre les formes de dévoiement dans l’agriculture, le développement rural et la pêche.
Pour 2025-2026, le plan annoncé relie donc l’affectation des surfaces, le suivi des céréales, l’analyse des sols et la gestion de l’eau. Le suivi doit relier production, sol et eau.



