Le projet de PEAK à Chébli associe une production locale de chaussures et de vêtements sportifs, un partenariat avec une entreprise chinoise et un objectif d’exportation vers les marchés africains.
Les capacités annoncées, 200 000 pièces par an au démarrage puis 500 000 en cinq ans, restent des prévisions communiquées en mars 2026. Elles ne constituent pas encore un bilan de fabrication.
Le lancement de l’unité, les emplois créés, la formation des équipes et les premières exportations permettront de mesurer l’avancement concret du projet.
PEAK prépare son cap industriel.
De la substitution à l’exportation, le cap de PEAK
Dans un article publié sur Anfas.dz le 8 mars 2026, le journaliste Saim Abdelkarim rapporte la participation de PEAK à l’exposition de la chaussure et du cuir organisée à Tlemcen du 5 au 9 mars 2026. La marque y présente son projet industriel sous le slogan « De la substitution à l’exportation ».
PEAK prépare ainsi son passage à la production en Algérie. L’entreprise spécialisée dans les chaussures et les vêtements sportifs travaille avec un partenaire chinois du même secteur. Le projet prévoit une fabrication locale, puis l’orientation d’une partie importante des volumes vers les marchés africains.
4 000 m² pour produire à Chébli
La future unité se trouve dans la zone de Chébli, dans la wilaya de Blida. D’après la présentation du projet, le site couvre près de 4 000 mètres carrés et dispose d’équipements destinés à la fabrication de chaussures et de vêtements sportifs.
Le partenariat chinois doit apporter des machines et des procédés utilisés dans cette industrie. La direction du projet prévoit aussi des formations pour les responsables et les ouvriers, avec un apprentissage consacré à l’utilisation des équipements et aux méthodes de production.
De 200 000 à 500 000 pièces, un calendrier sur cinq ans

Le calendrier industriel présenté commence par une capacité annuelle d’environ 200 000 pièces. Les étapes suivantes doivent faire progresser ce volume jusqu’à 500 000 pièces par an sur une période de cinq ans.
Un effectif appelé à doubler
L’emploi suivrait la montée en charge annoncée. PEAK prévoit près de 100 travailleurs au lancement, puis environ 200 postes dans les phases ultérieures. Ces chiffres correspondent à des prévisions communiquées en mars 2026 et non à une production déjà stabilisée.
La formation devra suivre la cadence
La direction du projet annonce des programmes de formation destinés aux gestionnaires et aux ouvriers. Ils doivent porter sur le fonctionnement des machines, le suivi de la fabrication et l’organisation d’une unité spécialisée.
La capacité visée dépendra aussi de la régularité des équipes, de la maintenance des équipements et de la maîtrise des procédés. La formation devra donc accompagner l’augmentation des volumes annoncée sur cinq ans.
L’export africain reste un objectif
PEAK présente l’Algérie comme un point de liaison entre son partenaire chinois et les marchés africains. L’ambition déclarée consiste à consacrer une part importante de la production à l’exportation.
Cette orientation suppose une fabrication régulière, des coûts maîtrisés et une organisation logistique capable d’acheminer les produits vers plusieurs pays. En mars 2026, l’exportation reste un objectif du projet. La première étape consiste à lancer l’unité de Chébli et à atteindre la capacité annoncée de 200 000 pièces par an.
Le slogan présenté à Tlemcen décrit donc une trajectoire en deux temps : remplacer une partie des produits importés, puis vendre une production algérienne hors du pays.
Le marché jugera la cadence, pas le slogan.



