Jijel : un habitant arrose ses arbres après les incendies
Un habitant de Jijel arrose les arbres restés sur sa terre après le passage des flammes.
Dans une vidéo publiée par El Bilad, il relie ce geste à son souhait de retrouver la terre telle qu’elle était avant le sinistre.
Les autres témoignages relayés par le média racontent des refuges improvisés et des pertes personnelles.
La terre réclame des soins.
À Jijel, l’eau contre les cendres
En réalité, la vidéo publiée par El Bilad montre un habitant arroser ses arbres à Jijel après les incendies. Il affirme vouloir voir sa terre retrouver l’état qu’elle connaissait avant le sinistre.
Arroser ce qui peut repartir
« Notre terre, nous la ferons revivre, avec la permission de Dieu », dit l’homme dans la séquence. Cette phrase exprime son intention, sans promettre une remise en état rapide.
La scène ne montre pas une opération d’extinction. Elle montre un soin apporté aux arbres après le feu, sur la terre que l’habitant cherche à préserver. L’arrosage ne traite pas un incendie en cours, mais il documente l’action qu’il entreprend lui-même après le sinistre.
Des refuges improvisés face aux flammes
Pour rappel, El Bilad relaie aussi plusieurs témoignages liés aux incendies de Jijel. Ils décrivent des habitants contraints de trouver rapidement un abri lorsque les flammes se rapprochent.
Deux abris racontés par les témoins
Un témoin raconte qu’une école primaire a servi de refuge à environ 50 personnes et à des animaux. Dans un autre récit, un jeune homme explique avoir échappé aux flammes dans une grotte avec son neveu, alors que la fuite devenait impossible.
L’argent destiné aux soins a brûlé
Hadja Massouda raconte que tout a brûlé, y compris l’argent qu’elle avait caché pour financer ses soins. Son témoignage ajoute la perte d’une épargne personnelle aux dégâts provoqués par l’incendie.
Le vent a réduit l’action des avions
Sauf que l’intervention aérienne n’a pas pu se dérouler dans les conditions prévues. Le ministre de l’Intérieur, cité par El Bilad, explique que les perturbations météorologiques et la force des vents ont réduit l’efficacité des avions engagés contre les incendies.
Cette explication éclaire les récits de l’école et de la grotte. Les habitants ont dû chercher un refuge pendant que les conditions météo compliquaient l’action des appareils mobilisés contre le feu.
Un geste qui ne remplace pas les secours
L’arrosage des arbres appartient à l’après-feu et à l’entretien de proximité. Les témoignages relayés par El Bilad renvoient, eux, à la survie des habitants et à l’action des moyens engagés contre les incendies. Ces deux réalités ne se confondent pas.
À l’échelle de l’État, des annonces après les incendies
El Bilad rapporte également une déclaration du président Abdelmadjid Tebboune saluant la solidarité envers les wilayas touchées par les incendies. Le président y ordonne aussi l’application de la peine de mort contre les personnes impliquées dans les feux de forêt.
Dans une autre déclaration relayée par le média, Abdelmadjid Tebboune affirme que toutes les victimes, y compris les cas graves, seront prises en charge dans un établissement spécialisé dans les brûlures.
Ces annonces relèvent de l’action publique. L’arrosage montre, à une autre échelle, ce qu’un habitant entreprend sur sa terre après le passage des flammes.
Le feu passe, les traces restent.



