Les médias algériens Shihab Presse, Dz News, Elikaa Online et Watani News ont annoncé le décès d’Eileen Mokhtefi le 12 septembre 2026à l’âge de 98 ans.
Son parcours relie New York, le travail international du Front de libération nationale, douze années à Alger et l’organisation du premier Festival africain de 1969.
En 2025, le président Abdelmadjid Tebboune lui a accordé la nationalité algérienne pour son soutien à la révolution et à la cause nationale.
L’Algérie a reconnu son engagement.
1958, le rendez-vous algérien
Pour rappel, Eileen Klein est née à New York en 1928. Elle a ensuite porté le nom de Mokhtefi après son mariage avec l’écrivain et ancien membre de l’Armée de libération nationale, Mokhtar Mokhtefi.
Selon Awras, elle rencontre Frantz Fanon et Mohamed Sahnoun au Ghana en 1958. Elle rejoint ensuite le travail mené par le Front de libération nationale sur la scène internationale, notamment dans la traduction et la communication.
En 1960, elle retourne à New York et travaille au bureau local du FLN. Elle y poursuit son soutien à la cause algérienne avant de s’installer à Alger après l’indépendance de 1962.
Alger, un bureau de presse au cœur des luttes

Après 1962, Eileen Mokhtefi s’installe à Alger et y reste douze ans. Shihab Presse, Dz News, Elikaa Online et Watani News indiquent qu’elle travaille comme journaliste et traductrice à l’Agence de presse algérienne.
En 1969, elle fait partie de l’équipe du premier Festival africain d’Alger. Elle participe à l’accueil de délégations de mouvements de libération venues notamment du Mozambique, d’Angola et d’Afrique du Sud, ainsi que de membres des Black Panthers américains.
Mokhtar Mokhtefi, son mari, était écrivain et ancien membre de l’Armée de libération nationale. Ce mariage relie aussi son parcours personnel à l’histoire de la lutte algérienne.
Du témoignage écrit à la nationalité algérienne
En 2019, Eileen Mokhtefi revient en Algérie et y publie Alger (capitale), capitale de la révolution : de Fanon aux Black Panthers. Les articles de Shihab Presse, Dz News, Elikaa Online et Watani News présentent cet ouvrage comme un récit de son expérience à Alger et de ses liens avec les mouvements de libération.
En 2025, le président Abdelmadjid Tebboune lui accorde la nationalité algérienne en reconnaissance de son soutien à la révolution et à la cause nationale. Awras situe cette décision en juillet 2025.
Le dernier hommage officiel
Le 12 septembre 2026, plusieurs médias algériens annoncent la mort d’Eileen Mokhtefi à l’âge de 98 ans. L’Entreprise publique de télévision relaie ensuite les condoléances d’Abdelmalek Tashrifet, ministre des Moudjahidine et des Ayants droit.
Dans son message, le ministre la présente comme une amie de la révolution algérienne, attachée au combat du peuple algérien pour la liberté et la souveraineté. Il rappelle aussi la place des soutiens étrangers dans la mémoire internationale de cette lutte.
Une Américaine devenue citoyenne algérienne.



