Le mercredi 12 août 2026, une éclipse solaire partielle sera visible en Algérie au coucher du Soleil. Dans certaines zones, la Lune masquera environ 98,6 % du disque solaire. Le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) l’indique dans un communiqué relayé par le journal El Bilad. Quelques heures plus tard, les Perséides atteindront leur maximum dans la nuit du 12 au 13 août 2026.
La Lune sera nouvelle pendant cette nuit. Le communiqué annonce également la visibilité de Saturne, de Mars et de Mercure. Le programme s’étendra donc du crépuscule à la seconde moitié de la nuit, jusqu’à l’aube.
L’éclipse dépendra de la zone d’observation et de la position de l’horizon.
Les Perséides prendront le relais dans la seconde moitié de la nuit, vers le nord-est.
La nouvelle Lune n’ajoutera pas de lumière lunaire au ciel nocturne, mais la pollution lumineuse restera un facteur local.
Deux phénomènes célestes se succèdent.
Au coucher du Soleil, le disque sera presque masqué
Pour rappel, l’éclipse du 12 août 2026 sera partielle. Dans certaines zones de l’Algérie, la Lune couvrira environ 98,6 % du disque solaire. Le phénomène coïncidera avec le coucher du Soleil, ce qui concentrera l’observation sur la fin de journée.
Le taux de 98,6 % concerne certaines zones, et non l’ensemble du territoire algérien. Cette distinction évite de transformer un maximum local en prévision générale.
En réalité, l’éclipse et les Perséides n’ont pas la même origine. Leur proximité dans le calendrier crée un double rendez-vous, mais la pluie de météores provient des débris laissés par une comète, et non du phénomène solaire.
Les Perséides prennent le relais dans la seconde moitié de nuit
Dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 août 2026, les Perséides seront observables à partir de la seconde moitié de la nuit, jusqu’au lever du jour. Le CRAAG évoque un maximum pouvant atteindre 100 météores par heure, dans la direction du nord-est.
Ce chiffre correspond à un maximum annoncé, pas à un résultat garanti depuis chaque lieu. La pollution lumineuse, un horizon obstrué ou une observation trop courte peuvent réduire le nombre de traînées visibles. Le meilleur créneau va de la seconde moitié de la nuit jusqu’à l’aube.
Swift-Tuttle explique les traînées rapides
Les Perséides semblent partir de la constellation de Persée, ce qui explique leur nom. Leur vitesse d’entrée dans l’atmosphère atteint environ 58 kilomètres par seconde. Les particules responsables de ces traînées vont d’un grain de sable à une taille proche de celle d’un pois.
Ces poussières proviennent de la comète Swift-Tuttle. D’un diamètre estimé à 26 kilomètres, elle accomplit un tour complet autour du Soleil en 133 ans. Au fil de son parcours, elle laisse derrière elle des débris, de la poussière et des gaz que le vent solaire fragmente. Lorsque la Terre traverse cette zone, une partie de ces particules rencontre son atmosphère et produit les météores observés depuis le sol.
Une pluie observée depuis 36 avant notre ère
Autre repère historique : les premières mentions connues des Perséides remontent à 36 avant notre ère, dans des écrits chinois. Entre 1864 et 1866, l’astronome italien Giovanni Schiaparelli a constaté que leur orbite ressemblait fortement à celle de Swift-Tuttle. Ce rapprochement a permis de relier la pluie de météores au passage de la comète.
Le nord-est, premier repère pour observer
Surtout, le choix du lieu fera la différence pendant la nuit du 12 au 13 août. Le communiqué du CRAAG, relayé par El Bilad, recommande un endroit éloigné de la pollution lumineuse, avec une vue dégagée vers le nord-est. L’observation peut suivre cette procédure :
- Rejoindre un site aussi éloigné que possible des lumières urbaines.
- Vérifier que l’horizon nord-est reste dégagé.
- Laisser les yeux s’adapter à l’obscurité pendant au moins 30 minutes.
- Commencer l’observation durant la seconde moitié de la nuit et la poursuivre jusqu’à l’aube.
Capella peut guider le regard vers Persée
Pour localiser plus facilement la zone d’où semblent venir les météores, le communiqué conseille de repérer Capella, une étoile brillante de la constellation du Cocher. Elle peut servir de point de repère pour orienter le regard vers Persée, dans le secteur nord-est du ciel.
Une nuit sans Lune, avec Saturne, Mars et Mercure
La Lune sera en phase de nouvelle Lune pendant la nuit qui suivra l’éclipse solaire du 12 août 2026. Le CRAAG présente cette configuration comme favorable à l’observation des Perséides, puisque la lumière lunaire ne viendra pas s’ajouter au ciel nocturne.
Le communiqué annonce également la visibilité de Saturne, de Mars et de Mercure pendant cette nuit. Leur observation s’ajoutera à celle des Perséides, sans modifier le créneau principal : la seconde moitié de la nuit jusqu’à l’aube.



