Le 23 septembre 2026l’AAPI a inspecté à Larbatache le chantier de l’usine Baby Infant Nutrition.
L’entrée en exploitation est annoncée pour juillet 2027, avec 5 000 tonnes de lait infantile par an au départ.
La capacité doit ensuite monter vers 10 000 tonnes, sans garantir à elle seule la disponibilité en magasin.
Le chantier doit encore produire.
Larbatache prépare un premier palier industriel
En réalité, les 10 000 tonnes ne correspondent pas à la production prévue dès le démarrage. Selon les éléments présentés à l’AAPI et relayés le 23 septembre 2026 par El Bilad, TSA Algérie, Awras et Tadamsa News, l’usine commencera avec une capacité de 5 000 tonnes annuelles de lait pour nourrissons et enfants en bas âge. La montée en cadence doit ensuite porter cette capacité vers 10 000 tonnes par an.
Omar Rekkache, directeur général de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, a suivi l’avancement du chantier dans la zone industrielle de Larbatache. Les mêmes comptes rendus annoncent plus de 100 emplois directs lors de l’entrée en activité. Le montant de l’investissement et le détail des équipements ne sont pas précisés.
Juillet 2027 reste une échéance annoncée
Pour rappel, juillet 2027 désigne une date prévisionnelle de mise en exploitation. La présence du lait infantile dans les points de vente dépendra ensuite du démarrage effectif des lignes, de la montée en cadence et de la distribution.
Une production locale face aux importations

Surtout, le projet intervient dans un secteur que TSA Algérie décrivait, le 23 septembre 2026comme entièrement dépendant des importations. L’usine de Larbatache doit ajouter une production locale, mais les données disponibles ne permettent pas encore de chiffrer la baisse future de la facture extérieure.
Pour rappel, le président Abdelmadjid Tebboune avait demandé, en juillet 2022, la création de partenariats pour produire du lait infantile en Algérie. TSA Algérie indique que le ministère de l’Industrie avait lancé des consultations en août 2022. Le chantier de Boumerdès s’inscrit dans cette orientation avec un opérateur privé et une capacité appelée à progresser par étapes.
Les emplois annoncés restent liés à l’entrée en activité de l’usine. Les plus de 100 postes directs attendus ne constituent donc pas encore un bilan de recrutements réalisés, mais ils donnent une indication sur l’effet prévu dans la zone industrielle de Larbatache.
Après Oran, d’autres projets complètent la filière

En apparence, le chantier de Boumerdès constitue un projet isolé. Il intervient pourtant après celui lancé en juillet 2025 à Hassi Ben Okba, dans la wilaya d’Oran, par Sarl Tazi Agro Industry. Selon TSA Algérie et Awras, cet investissement de 42 millions de dollars vise une production de plus de 40 millions de boîtes par an, soit environ 40 % des besoins nationaux annoncés pour ce projet.
Awras rapporte aussi que l’unité oranaise doit créer 200 emplois directs au démarrage, puis atteindre 500 emplois directs et 500 emplois indirects à terme. Les deux projets n’utilisent pas la même unité de mesure : Boumerdès annonce des tonnes, tandis qu’Oran annonce des boîtes. Leurs capacités ne peuvent donc pas être additionnées directement.
Awras cite également le projet de Baladna Algérie avec un partenaire qatari, ainsi que le protocole conclu entre le groupe public Giplait et la société biélorusse Bellakt. Ce protocole doit préparer une société mixte consacrée au lait infantile et organiser un échange de savoir-faire.
La disponibilité reste à vérifier après juillet 2027
Les annonces du 23 septembre 2026 donnent un calendrier, deux paliers de capacité et un volume d’emplois attendus. Elles ne permettent pas encore d’évaluer le prix final, la part exacte de la demande nationale couverte par Baby Infant Nutrition ou la régularité des livraisons.
Le suivi devra porter sur la mise en service annoncée en juillet 2027, la progression vers 10 000 tonnes, la conformité des produits et leur présence régulière sur le marché algérien. La construction de l’usine constitue une étape industrielle; l’approvisionnement se jugera dans la durée.
Les 10 000 tonnes se vérifieront sur le marché.



