Le Parlement ouvre sa session.
Une ouverture cadrée par la Constitution
La cérémonie du 16 septembre relève d’abord du calendrier institutionnel. Le Conseil de la nation a tenu une séance publique présidée par Azouz Nasri, en présence de Khalida Boudfech, présidente de l’Assemblée populaire nationale, de Sifi Ghrieb, Premier ministre, de Laila Aslaoui, présidente de la Cour constitutionnelle, et de membres du gouvernement.
Les comptes rendus de Baraka Newspublié le 16 septembre 2026et d’El Bilad rattachent cette ouverture à l’article 138 de la Constitution et à l’article 5 de la loi organique 16-12 du 25 août 2016. Ce texte encadre l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation, ainsi que leurs relations fonctionnelles avec le gouvernement. Il a depuis été modifié et complété.
Dans son discours, Azouz Nasri a présenté la session comme une étape de coordination entre les deux chambres du Parlement et l’exécutif. Cette annonce fixe un agenda. Elle ne préjuge pas encore du contenu des textes, des amendements ni du résultat des votes.
Accidents et incendies entrent dans l’agenda
Azouz Nasri a évoqué les conditions difficiles de l’été 2026, marquées selon lui par des accidents de la circulation mortels et des incendies dans plusieurs wilayas. Il a cité les pertes humaines et matérielles ainsi que les dommages causés au patrimoine forestier.
Le président du Conseil de la nation a demandé un renforcement du dispositif législatif destiné à protéger les personnes, les biens, les forêts et l’environnement. Il a également appelé à appliquer les peines les plus sévères aux personnes reconnues coupables d’avoir provoqué volontairement des incendies, tout en rappelant les garanties légales et judiciaires.
La rentrée sociale met la coordination à l’épreuve
L’ouverture de la session coïncide avec la rentrée sociale 2026-2027. Dans son discours, Azouz Nasri a relié cette période au retour des élèves, des étudiants et des stagiaires dans les établissements scolaires, universitaires et de formation professionnelle.
Le Parlement peut intervenir par la loi et le contrôle du gouvernement. La mise en oeuvre de ces décisions relèvera ensuite des administrations, des collectivités locales et des services publics concernés. La rentrée annoncée comme stable dépend donc aussi de l’exécution sur le terrain.
Le budget 2027 ouvre la séquence des textes
Commune, wilaya et élections locales
La loi de finances pour 2027 figure au premier rang des travaux annoncés. Les parlementaires devront examiner le cadre budgétaire de l’Etat et les priorités qu’il traduira en crédits et en mesures.
Le programme comprend aussi des projets de loi sur la commune et la wilaya. Ces textes concernent le fonctionnement des collectivités locales, la gestion des services de proximité et les relations entre les élus et les habitants. Azouz Nasri les a liés aux prochaines élections locales, sans donner de date dans son intervention.
Justice, santé et commerce électronique
L’agenda cité par le président du Conseil de la nation couvre également la justice, la santé, la sécurité sociale, l’aménagement du territoire et le commerce électronique. Dans une déclaration à Baraka Newsle sénateur Ahmed Mahmoud Khouna a aussi mentionné la loi de finances, le droit pénal et le commerce électronique parmi les textes attendus.
Le suivi de l’action gouvernementale complète ce travail législatif. Il passe par les questions, le contrôle et l’examen de l’application des décisions dans des domaines qui touchent les soins, la protection sociale, la vente en ligne et l’organisation territoriale.
Les élections locales ramènent le mandat au terrain
Azouz Nasri a présenté les prochaines élections locales comme une étape de renouvellement des élites locales et de consolidation de l’Etat de droit. Il les a aussi associées à l’amélioration de la gouvernance et au rôle du citoyen dans les politiques publiques locales.
Dans cette intervention, le bulletin de vote, la loi et la volonté populaire occupent une place centrale. Le président du Conseil de la nation a retenu trois critères pour les assemblées locales : la légitimité, la compétence et l’intégrité. Selon son analyse, ces critères influencent la qualité de la gestion locale, l’efficacité du développement et la confiance des citoyens.
Il a appliqué la même logique au mandat parlementaire, décrit comme un contrat de confiance entre les élus et le peuple. Cette responsabilité se mesure à la présence, au travail législatif, au contrôle, au suivi des dossiers et au lien avec les électeurs.
Le discours se termine sur la souveraineté
Dans la dernière partie de son allocution, Azouz Nasri a réaffirmé l’attachement du Conseil de la nation aux constantes de la diplomatie algérienne et à ses positions qualifiées d’équilibrées. Il a présenté la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis comme un choix souverain.
Ce volet élargit le discours au-delà des textes nationaux. Il relie la protection des citoyens, la gestion locale, le budget et la politique étrangère à la capacité de décision de l’Etat algérien.
Les annonces attendent désormais les textes.




2 commentaires
Pingback: Algérie Tunisie U20 : le nul et le prochain défi
Pingback: Visite officielle en Algérie : protocole parlementaire